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UN CHOIX FEDERATEUR, UN PROJET DE RECONSTRUCTION AMBITIEUX



Consulter le PDFdu livret de présentation des bâtiments :





Le jury de concours réuni le 23 octobre, après une procédure complexe, a proposé de classer en première position le projet du groupement LEON GROSSE, avec comme architecte le cabinet AADC. Notre établissement sera radicalement transformé dans ses conditions d’accueil des patients et des conditions de travail de ses professionnels dans trois ans.


DESCRIPTION GENERALE
Il est important d’expliquer ce choix, le calendrier et les étapes suivantes.
Une réflexion approfondie sur le constat de l’existant et les contraintes qui en découlent, associée aux exigences de la programmation, ont permis à ce groupement entreprise /architecte d’identifier une problématique générale et les réponses à y apporter sous forme d’objectifs à atteindre et qui sont les suivants :

• Changer l’image de l’hôpital tout en conservant son histoire,

• Inscrire dans ce lieu chargé d’histoire un fonctionnement rationnel et adapté dans le respect du patrimoine architectural et urbanistique existant,

• Donner la priorité, sur le plan conceptuel et esthétique, à la qualité de vie des patients et aux conditions de travail du personnel,

Hiérarchiser les flux et organiser leur séparation,

• Préserver l’activité et les soins en évitant une perturbation importante grâce à un phasage et une organisation de chantier optimisée mais réaliste.

Compte tenu du fort intérêt patrimonial du site, ce groupement propose la conservation totale de la façade principale qui constitue le front bâti sur la route de Conches, ainsi que l’ensemble des sauts de loups. Seuls les bâtiments bas arrière situés au Nord seront démolis ainsi que leur mur d’enceinte. La perception extérieure du CHS reste donc intacte.

• Le parc intérieur est une valeur essentielle du lieu. Ils ont choisi de réorganiser la totalité des unités autour de cet espace arboré intégralement préservé.

• Pour préserver l’activité des services jusqu’à leur transfert, l’ensemble des bâtiments de la première phase sont construits à l’arrière de ceux-ci. L’activité des services sera donc très peu impactée. Ce choix évite des transferts successifs de patients

• L’image générale du CHS, de par sa conception et la linéarité de ses bâtiments, offrait une vision fermée des espaces. Les nouvelles Unités constituent des bâtiments compacts mais disjoints entre lesquels s’ouvrent de larges percées visuelles.

• Les fonctions communes
Plutôt que de créer un bâtiment unique, les architectes proposent le regroupement de ces fonctions autour d’un espace central propice à la convivialité, une place de village qui fédèrera plusieurs entités distinctes mais connectées entre elles par l’unicité du lieu. Cette centralité concourt également au confort des usagers et du personnel de par les économies de trajet qu’elle génère.

Le Centre Social Thérapeutique Intersectoriel (CSTI)
Les activités socio-thérapeutiques, les activités paramédicales et de rééducation sont réparties autour de la place, avec une large terrasse ouverte sur le parc intérieur, pour la rencontre et la convivialité.

La restauration : elle se situe dans un bâtiment neuf et adapté. Cet endroit fortement fréquenté participe activement à l’animation de la place.

Les unités de soins
Les unités de soins sont implantées autour du parc intérieur. Les alignements requalifient cet espace central. Préservé et mis en valeur, il bénéficie de larges percées visuelles qui rendent l’environnement construit plus fluide et moins contraint par le bâti. Les unités sont regroupées par blocs de deux, trois ou quatre, ce qui permet au personnel de se rendre facilement d’un lieu à un autre en cas de nécessité.
L’organisation type des unités de soins reprend les exigences fonctionnelles du programme, en termes de qualité de vie, de qualité des soins, et d’ouverture vers l’extérieur.

Cela se traduit par :
• Des chambres confortables, à l’intimité préservée, orientées vers l’arrière, hors des zones passantes. Les chambres sont regroupées dans un espace nuit clairement différencié du reste de l’unité.

• L’infirmier en position centrale de contrôle, au cœur de l’unité de soins. Il est à proximité immédiate des locaux d’isolement. Il est au centre géographique de l’unité pour une intervention rapide en tout point. A travers les vitrages donnant sur le patio intérieur, il est en position de surveillance centrale, même pour la zone des chambres.

• Les bureaux légèrement à l’écart pour la confidentialité mais très accessibles à proximité des flux principaux.

• Le salon des familles, situé directement à l’entrée afin d’éviter aux visiteurs de traverser les unités de soins.

• La logistique regroupée dans un pôle autonome, aux accès contrôlés. Le personnel, chargé de la livraison des repas, du linge propre et sale, des poubelles, n’a pas besoin de pénétrer dans l’unité de soins. Seule la zone logistique lui est accessible ce qui constitue un atout important pour l’hygiène et la sécurité.

• Des circulations claires et diversifiées. Parfois rectilignes, parfois courbes, parfois très ouvertes sur l’extérieure, parfois plus refermées sur l’intérieur, avec des élargissements propices à l’écoute, les circulations sont exemptes de monotonie et les contrastes d’ambiances créent des repères et stimulent les patients.

• Un principe de chambre et salle de bain particulièrement étudié pour respecter les notions fondamentales et parfois antagoniques de surveillance, intimité, confort et solidité.

• Une organisation autour d’un patio intérieur, partie intégrante de l’unité de soin et facteur de lumière et d’espace. Ce patio sert de jardin clos pour les unités à rez-de- chaussée. C’est le bâti qui joue le rôle de clôture, ce qui rend moins prégnante la notion
d’enfermement.